La Commission « Territoires, agriculture et alimentation » du Conseil économique social et environnemental (CESE) a travaillé plusieurs mois sur l’enjeu de la décarbonation de la chaîne logistique alimentaire. L’ANIA a été auditionnée en octobre dernier, sur la décarbonation de l’ensemble de la chaine alimentaire.
Le CESE a adopté et publié son avis « Quels leviers pour optimiser la décarbonation de la chaîne logistique alimentaire » et un résumé de ses propositions fin mars.
Le CESE formule 16 préconisations autour de 4 axes :
1- Mieux connaitre et suivre les émissions de GES
– En stabilisant la méthode de calcul des émissions de GES de la chaîne logistique alimentaire et en réalisant une cartographie précise avec l’ADEME, le CEREMA et les acteurs.
2- Réduire les émissions du transport, sortir des énergies fossiles
– En favorisant et en accélérant le passage à un mix énergétique à dominante électrique, en créant des filières industrielles (fabrication de batteries, camions électriques, véhicules fluviaux), en déployant le maillage de bornes de recharge rapides.
– En encourageant l’usage transitoire de biocarburants issus de déchets (produits localement et sans déséquilibrer la production alimentaire) et le développement d’infrastructures de recharge de ces biocarburants
– Moderniser les infrastructures ferroviaires et fluviales, favoriser le report modal, déployer un réseau de plateformes multimodales dans chaque région
– Rendre gratuits les péages ferroviaires pour le pôle public
– Sécuriser en loi de programmation décennale un financement public stable d’au moins 500 M€ par an pour régénérer les infrastructures ferroviaires dédiées au fret
3- Diminuer les émissions des plates-formes logistiques et entrepôts, soutenir le commerce de proximité
– En engageant via les régions des programmes pour optimiser localisation et décarbonation des sites logistiques, en équipant au maximum les nouveaux entrepôts de plus de 5 000 m² de la chaîne logistique alimentaire de toitures photovoltaïques
– Soutenir commerce de proximité, dispositifs en circuit court et vente directe
4- Réduire les émissions liées à la production des emballages et à la gestion des déchets
En faisant de la décarbonation des emballages un outil de réindustrialisation des territoires et en renforçant la lutte contre le gaspillage alimentaire
