Dans son numéro 154 d’avril, le Busca (Bulletin de la Plateforme de surveillance de la chaine alimentaire), présente les conclusions d’une étude portant sur la contamination. Il s’agit d’une revue systématique de la littérature qui a permis de rassembler 30 études (1999-2024) sur la présence d’ochratoxine A dans les fruits secs, dont dix réalisées en Turquie et six en Iran. Les raisins secs — en particulier les raisins de Corinthe et les raisins sultanines — étaient les matrices les plus étudiées. Au total, plus de 4 000 échantillons ont été analysés, parmi lesquels 63 % présentaient une contamination par l’OTA. Les pommes séchées affichaient les concentrations moyennes les plus élevées (9,61 µg/kg, n=5), les dattes les niveaux les plus faibles (0,58 µg/kg, n=167). Concernant le dépassement des limites réglementaires européennes (fixées à 8 µg/kg pour les raisins secs et figues séchées et 2 µg/kg pour les autres fruits secs), les proportions observées étaient de 100 % pour les pommes (5/5), 61 % pour les abricots (83/137), 46 % pour les prunes (12/26), 25 % pour les mûres (7/28), 12 % pour les figues (60/504), 11 % pour les dattes (17/167) et 5 % pour les produits de la vigne (173/3 242). Des concentrations moyennes particulièrement élevées ont été relevées dans deux études menées en Grèce (47,2 µg/kg) et en Iran (50,2 µg/kg) sur des raisins secs, en 2014.
Il est possible de se procurer l’étude complète sur le Site ici.
Cette étude met en évidence l’importance de la prise en compte des mycotoxines sur fruits secs dans le plan surveillance interne. Pour mémoire, les valeurs limites sont dorénavant définies dans le règlement UE 2023/915.
