Après un hiver pluvieux et plusieurs vagues de chaleur, dont des épisodes caniculaires exceptionnellement précoces, la moisson a débuté tôt dans l’ensemble des régions et a parfois pu être perturbée par la gestion des risques incendie. La production de céréales à paille reste en dessous de la moyenne, certaines régions ayant été davantage pénalisées que d’autres. Toutefois, les premiers résultats d’analyse de la récolte 2026 affichent une qualité prometteuse.
La production 2026 de blé tendre s’avère nettement en dessous de la moyenne, mais de qualité. Les observations mettent en évidence une forte hétérogénéité des rendements selon les régions de production, les dates de semis et le type de sol. Le rendement national est estimé à 69,2 q/ha par Agreste, soit environ 1,7 % de moins que la moyenne des cinq dernières campagnes. La baisse est encore plus importante si on ne prend pas en compte l’année 2024 particulièrement atypique du point de vue climatique. Certains bassins de production affichent des baisses beaucoup plus importantes pouvant dépasser 15 % de chute par rapport à la moyenne quinquennale. Le volume de production nationale est estimé à 31,92 Mt soit une baisse de 4,3% par rapport à 2025/2026 et de 2,2% par rapport à la moyenne sur 5 ans. La légère augmentation des surfaces cultivées de 3% n’a pas permis de compenser la baisse de rendement.
Au niveau de la qualité, la récolte s’annonce très prometteuse. Les vagues de chaleur ont fortement limité la pression biotique et n’ont pas dégradé la qualité technologique des grains. Dans la plupart des régions, la qualité est jugée bonne à très bonne. Sur la base des résultats partiels d’analyse, la teneur en protéines se situe pour une majorité de départements au-dessus de 11,5%. Les poids spécifiques (PS)sont très élevés avec des moyennes départementales situées entre 77 et 81 kg/hl. Les indices de chute de Hagberg, forts des conditions sèches de fin de cycle, sont également très bons. Les teneurs en eau des grains à la moisson sont globalement basses à très basses, atout sur les marchés, ces faibles valeurs font cependant mécaniquement baisser les rendements et le tonnage total de la collecte et par ailleurs peuvent nécessiter une vigilance accrue lors du stockage (risque de casse de grains) et de la préparation des blés en meunerie
Le rapport détaillé de France AGRIMER permet d’appréhender les principales caractéristiques technologiques de la moisson par zone de production : teneur en protéines, poids spécifique, temps de chute, critères alvéographes.
